République Centrafricaine
La guerre civile en Centrafrique prend un nouveau tournant. Sous la terre, des mines sont dispersées dans tout le nord-ouest du pays.
Dans certaines localités, seuls quelques taxis-motos se hasardent encore sur les routes à leurs risques et périls. " Ces mines ont déjà tué cinq conducteurs de moto ", témoigne Lagos Yandja, délégué des taxis-motos à Paoua. "Quand j'y pense, ça me fait tellement mal… "
Depuis le mois d'août, 13 incidents sont imputés aux mines. " Sur ces 13, on a eu cinq détonations et sur les cinq détonations, il y en a quatre qui ont causé directement des victimes ", relate Noam Assouline, officier de communication de la Minusca. " Il y a eu huit morts, dont deux femmes et un enfant de cinq ans, et deux blessés. "
Les opérations de déminage suspendues
Face à cette nouvelle menace, les Casques bleus redoublent de vigilance. Les militaires sillonnent les villages pour interroger les habitants sur la présence d'engins explosifs et collectent des informations sur les axes potentiellement minés par les rebelles.
Mais le champ d'action reste limité : les opérations de déminage de la Minusca ont dû être suspendues, trop chères et surtout trop risquées.
L'aide humanitaire en danger
Parmi les victimes, il y a aussi des humanitaires. En septembre dernier, le convoi de l'ONG Danish Refugee Council (DRC) a explosé sur une mine.
Augustin Ndusha faisait partie du voyage. "Tout d'un coup, j'ai entendu un bruit anormal. C'était vraiment frappant. C'est comme ça que je me suis réveillé, j'ai juste retiré la ceinture parce qu'il fallait que je me libère. J'ai regardé à côté, je trouve la dame à côté de moi remplie de sang en train de pleurer... Et c'est comme ça que je vais faire sortir la tête pour quitter le premier le véhicule."
Devant lui, le chauffeur du véhicule a perdu la vie dans l'explosion.
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63% de la population en besoin d'assistance**
Pour les axes classés en rouge, il ne reste que la voie aérienne. Les hélicoptères servent à déplacer les hommes mais ne suffisent pas à transporter toute l'aide humanitaire nécessaire à la population.
Pourtant la menace de pénurie et de famine n’a jamais été aussi élevée depuis ses six dernières années. Selon l’ONU, en 2022, 63% de la population aura besoin d’assistance humanitaire.
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