Ethiopie
Lalibela, la ville emblématique du nord de l’Ethiopie connue pour ses églises taillées dans la roche et classée au patrimoine mondiale de l’Unesco, vient de retomber aux mains des rebelles tigréens.
Ce dimanche, le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) a annoncé dans une vidéo s’être emparé de l’aéroport et de la ville, onze jours seulement après qu'ils aient été chassés du site historique par les forces du pro-gouvernementales.
Sur la télévision Tigrai-TV, ils ont aussi annoncé être entrés dans Gashena, une localité située à une soixantaine de kilomètres au sud de Lalibela.
Les communications sont pour le moment difficiles sur place. Et le gouvernement n'a pas fait de déclaration.
Gagner les villes stratégiques
Ces dernières semaines, les autorités avaient engagés une vaste "contre-offensive" pour reprendre du terrain aux rebelles, présents sur l’essentiel de la zone du Tigré et dans plusieurs régions voisines.
Dessie et Kombolcha, deux villes stratégiques qui relient le nord du pays à la capitale, font partie des localités reprises par le gouvernement depuis la fin du mois de novembre.
13 mois de conflits armés
Dans cette guerre civile engagée depuis plus d’un an, le Nord de l’Ethiopie est devenu un vaste terrain de combat où les habitants sont les premières victimes.
Ce serait 9,4 millions de personnes selon l'ONU, qui se trouveraient aujourd’hui "en situation critique d'assistance alimentaire".
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