Soudan
Des milliers de Soudanais sont descendus jeudi dans les rues de Khartoum pour soutenir la mise en place d'un pouvoir civil dans le pays, plus d'une semaine après un coup d'Etat manqué impliquant des officiers de l'armée, ont affirmé à l'AFP des témoins.
Le Soudan connaît une transition difficile depuis l'éviction en avril 2019 de l'ex-autocrate Omar el-Béchir sous la pression de la rue, après 30 ans de règne sans partage. Le pays est actuellement dirigé par un Conseil souverain composé de civils et de militaires, censé assurer la transition vers un pouvoir civil.
Selon un correspondant de l'AFP, de nombreux manifestants sont venus dans la capitale en prenant le train depuis d'autres régions du pays. Certains ont lancé des pierres sur les forces de sécurité, qui ont eu recours à des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants.
"L'objectif principal de notre révolution est la mise en place d'un gouvernement civil et d'un pays démocratique, et nous n'en démordrons pas", a affirmé Salima Youssef, une des manifestantes.
Selon des témoins, le rassemblement a été organisé en soutien au Conseil souverain après la tentative de putsch manquée.
Le 21 septembre, le gouvernement soudanais avait affirmé avoir déjoué un coup d'Etat manqué impliquant des responsables civils et militaires de l'ancien régime d'Omar el-Béchir. Onze officiers ainsi que des civils ont été arrêtés.
Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a appelé à la suite du putsch manqué à une réforme de l'armée, soulignant juste après la tentative avortée que les auteurs du complot avaient "bien préparé" leur projet.
Selon les analystes, cette tentative de coup d'Etat met en lumière les difficultés de la transition politique soudanaise, fragilisée par la fragmentation des groupes politiques et la crise économique dans un des pays les moins développés du monde.
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