Angola
Transformer le secteur informel en activité formelle, c'est ce qu'essaye de faire l'Angola avec le soutien de l'Union Européenne (UE), quia alloué 20 millions d'euros pour soutenir le programme de conversion de l'économie informelle. L'accord signé ce lundi s'inscrit dans le cadre du plan de réponse aux effets de la pandémie de coronavirus sur l'économie du pays.
Selon le ministre angolais de l'Economie et de la Planification, Sérgio Santos, ce financement sera appliqué à des initiatives déjà inscrites au budget de l'État, qui devrait débuter en janvier 2021. "Il s'agit de deux mesures : d'une part pour réduire la charge bureaucratique dans la reconnaissance, l'enregistrement et l'autorisation de ces activités économiques, mais d'autre part nous devons agir pour faire reconnaître à ces acteurs informels que leur activité indépendante ou leur initiative entrepreneuriale peut être mieux réalisée dans un cadre de stabilité et de formalité".
Pour l'ambassadrice et cheffe de la délégation de l'UE en Angola, Jeannette Seppen, ce financement représente "avant tout un acte de solidarité et de confiance". Et l'application du soutien budgétaire est très particulier. "La façon dont l'appui budgétaire est conçu fait qu'au lieu de donner cet appui budgétaire à un partenaire de développement, vous donnez l'argent directement au budget de l'État. Cela fait partie de notre partenariat, donc ce sera un dialogue permanent. Tout ce que nous allons vérifier, c'est comment le fonds est utilisé".
Défi majeur
Faire entrer les agents économiques informels dans le secteur formel reste un défi majeur pour l'Angola et la plupart des pays africains.Le secteur informel représente en moyenne 60 % du Produit Intérieur Brut en Afrique et apparaît comme un moyen de résoudre des problèmes tels que le chômage et la faim**. Les femmes sont principalement derrière ces activités informelles** pour répondre au besoin d'un revenu supplémentaire, qui sert de moyen de subsistance à toute la famille.En Angola, le secteur informel représente environ 30 000 milliards à 42 000 milliards de Francs CFA chaque année, ce qui représente 72,6% des acteurs économiques en dehors du circuit légal.
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