Tanzanie
Dans un rapport publié ce lundi, l’organisation non-gouvernementale œuvrant pour les droits de l’Homme dénonce un important arsenal législatif pour entraver l’opposition à l’approche des élections générales.
Chevalier anticorruption pour ses partisans, John Magufuli aurait selon ses détracteurs restreint les libertés publiques depuis son élection en 2015.
"La Tanzanie a instrumentalisé la loi à un point tel que personne ne sait réellement quand il est du côté de la légalité ou de l'illégalité", y souligne Deprose Muchena, directeur d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Est et australe, citant des législations sur les réunions politiques, la presse, le militantisme en ligne ou les ONG.
Amnesty International s’inquiète également de la suspension pendant sept jours début octobre de la campagne du principal opposant, Tundu Lissu.
La commission électorale avait accusé le candidat du Chadema de propos séditieux alors que la police empêcherait l’opposition de tenir des rassemblements.
Les opposants font état d'agressions physiques, parmi lesquelles des enlèvements et passages à tabac qui n'ont pas fait l'objet d'enquêtes rigoureuses, estime l’ONG.
Les autorités ont également suspendu des médias sur la base de lois répressives et vagues, et requièrent depuis août que les journalistes étrangers soient accompagnés d'un chaperon gouvernemental, selon Amnesty,
Les Tanzaniens sont appelés aux urnes le 28 octobre pour se prononcer sur un second mandat du Chef de l'Etat.
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