The Morning Call
Au Cameroun, l’armée est pointée du doigt dans le meurtre de 13 civils dont 10 enfants à Ngarbuh, dans le nord-ouest du pays, en février dernier. Une accusation reconnue cette fois par les autorités gouvernementales qui avaient d’abord nié les faits
Dans un communiqué publié mardi, la présidence camerounaise a déclaré que trois soldats ainsi que des membres d’un groupe d’autodéfense avaient pris d’assaut une base rebelle séparatiste, tuant cinq personnes, avant de “découvrir que trois femmes et dix enfants avaient été tués” lors de la fusillade. La présidence a laissé entendre que ces morts étaient accidentelles, mais que les soldats avaient tenté de les dissimuler. Le massacre du 14 février dans le village de Ntumbo a suscité d‘énormes réactions et condamnations de la part du public.
Les Nations unies l’ont décrit comme “un épisode choquant dans la crise actuelle qui touche les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun depuis trois ans”. Selon un bilan établi par Human Rights Watch (HRW), 21 civils au total ont été tués, dont 13 enfants et une femme enceinte. Selon sa version, l’attaque a été imputée à au moins 10 soldats d’une unité d‘élite de l’armée, qui étaient soutenus par “au moins 30 miliciens peuls armés”.
Le président Paul Biya a par ailleurs réagi en ordonnant une enquête.
02:08
Burkina : 4 ans après son coup de force, quel bilan pour Ibrahim Traoré ?
Aller à la video
Éliminatoires CAN 2027 : la Guinée-Bissau gifle le Nigéria, le Ghana prend l'eau
10:00
Cameroun : la fuite après une attaque de Boko Haram dans l'Extreme-Nord [Africanews Today]
01:28
Crète : l’exercice militaire "Medusa" réunit plusieurs pays méditerranéens
00:54
Samuel Eto'o dénonce une campagne contre lui après des accusations sur des fonds russes
01:00
Arrêt sur images du 7 septembre 2026 : un regain d'intérêt pour les langues africaines