Cameroun
L’athlète camerounais Thierry Essamba s’entraîne quotidiennement. Son rêve : relancer une carrière interrompue par son exclusion de l‘équipe nationale Camerounaise à cause de son homosexualité.
Alors que l’athlète de 38 ans s’entraînait en vue des Jeux du Commonwealth de 2014, son orientation sexuelle avait été dévoilée par un responsable sportif camerounais devant la presse. Suffisant pour pousser Thierry Essamba à penser à mettre fin à sa carrière dans un pays où l’homosexualité passe mal.
« C‘était extrêmement traumatisant parce qu’après l’annonce, honnêtement, j‘étais désorienté. Je n’avais qu’un seul but, tout ce qui me traversait l’esprit était de mettre fin à ma vie », déclare Thierry essamba, médaillé de haies du Cameroun.
Dans un pays où l’homosexualité passe mal, Essamba est loin d‘être l’unique cas d’exclusion.
« Actuellement, il y a plus de 20 personnes LGBT dans les prisons de Yaoundé. Juste dans la prison centrale de Kondengi il y a presque 8 cas connus. Et puisque nous avons 10 régions, Dieu seul sait. De plus, nous venons d’avoir une nouvelle vague d’arrestations de LGBT il y a presque un mois et demi avec 6 personnes arrêtées », Michel Engama, chef du groupe de plaidoyer LGBT+ au Cameroun.
La Fédération camerounaise d’athlétisme est restée silencieuse, alors que le cas d’Essamba avait été repertorié par le Département d’Etat américain dans son rapport sur les droits de l’homme au Cameroun en 2014.
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