Belgique
Quatre personnes soupçonnées d’appartenir à un mouvement séparatiste camerounais ont été interpellées en Belgique.
Trois d’entre elles ont été placées en détention pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité présumés. Les faits reprochés auraient été commis dans les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun, en proie depuis 2016 à un conflit opposant des groupes séparatistes aux forces gouvernementales. Ces arrestations font suite à des perquisitions menées dimanche à Anvers et à Londerzeel, en Flandre. Elles s’inscrivent dans le cadre d’une enquête ouverte l’an dernier par les autorités belges.
Selon le parquet fédéral, les suspects feraient partie de la direction des Forces de défense de l’Ambazonie, un groupe armé séparatiste. Des collectes de fonds auraient été organisées depuis la Belgique afin de financer la lutte armée, notamment l’achat d’armes et de munitions. Toujours d’après les autorités judiciaires, des instructions liées à des attaques et à des exécutions auraient également été transmises depuis le territoire belge. Le conflit dans les régions anglophones du Cameroun a éclaté après la répression violente de manifestations pacifiques. De nombreux anglophones dénoncent une marginalisation politique et économique sous la présidence de Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quarante ans.
Aller à la video
Les 4 pays africains que le pape Léon XIV visitera en 11 jours
Aller à la video
"Fake news" : au Cameroun, le poste de vice-président pas encore attribué
01:12
Guerre en Ukraine : 16 Camerounais morts pour le compte de l'armée russe
00:55
Cameroun : la création d'un poste de vice-président adoptée au Parlement
01:49
Cameroun : Maurice Kamto fustige la création du poste de vice-président
02:17
Cameroun : le Parlement débat de la création d'un poste de vice-président