Cameroun
L’ONG américaine Amnesty International suit de près la présidentielle au Cameroun qui connaîtra l’un de ses points d’orgue avec le vote prévu ce dimanche 7 octobre. En amont de ce scrutin décisif auquel prétendent neuf candidats dont le président sortant Paul Biya, l’organisation a appelé le futur gouvernement à faire du respect des droits de l’homme, une priorité.
Une recommandation qui sied bien aux relations entre Amnesty et Yaoundé depuis plusieurs mois. L’ONG a été au premier rang des dénonciateurs de la politique des droits humains du gouvernement camerounais, notamment dans les deux régions anglophones et dans l’Extrême-Nord. Amnesty a entre autres dénoncé puis étayé des raids menés par l’armée camerounaise dans des villages de ces régions, en réponse aux attaques présumées des sécessionnistes anglophones et de la secte islamiste Boko Haram.
Au prochain dirigeant camerounais, Amnesty conseille donc de veiller à ce que les membres des groupes armés de même que les forces de sécurité qui commettent des violations des droits humains soient traduits devant les tribunaux.
Jusque-là, Yaoundé s’est toujours défendu de quelque violation des droits humains que ce soient. En juillet dernier, une vidéo dans laquelle on voyait des éléments habillés d’un uniforme de l’armée camerounaise abattre deux femmes et deux enfants a fait des vagues. Si le gouvernement a qualifié la vidéo de fake news, une enquête a tout de même été diligentée et a débouché sur l’arrestation de sept soldats. Mais ni l’armée, ni le gouvernement n’ont reconnu leur responsabilité dans cette bavure.
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