Cameroun
Les mis en cause étaient des employés de la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (Bicec). Les malversations dont ils sont accusés, estimées à 50 milliards de FCFA (plus de 76 millions d’euros) courent de 2003 à 2015.
La presse locale a été la première à mettre la puce à l’oreille sur les irrégularités dans les comptes de la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (Bicec), filiale du groupe français Banque populaire – Caisse d’Epargne (BPCE). Une enquête de la Commission bancaire de l’Afrique centrale effectuée en mars dernier a finalement confirmé qu’il y a bien eu malversations au sein de l’institution financière. Montant du préjudice : “plus de 50 milliards de FCFA (plus de 76 millions d’euros)” extorqués entre 2003 et 2015.
Les soupçons ont été portés sur quatre employés de la banque dont un ex-directeur général adjoint limogé en mai, et un ancien directeur de la comptabilité, qui ont été interpellés lundi et placés en détention à “New-Bell”, la prison centrale de Douala. “Ils sont accusés de faux, complicité de faux en écriture privée, abus de confiance et escroquerie aggravée”, a précisé une source pénitentiaire à Douala.
L’une des questions qui revient depuis l‘éclatement de ce scandale financier, c’est comment une aussi forte somme a pu être détournée sans que les dirigeants de la banque n’aient pu être alarmés. Quand par exemple, entre 2008 et 2012, près de 3 milliards de francs sont supposés être éjectés dans l’achat de mobiliers.
Pour le ministre camerounais des Finances, il faut regarder en direction des différents patrons de la banque. “Il est difficile de croire que de telles sommes aient pu être détournées durant plusieurs années sans que les différents patrons de la banque soient au courant”, affirme-t-il assurant que des rapports alarmants avaient été ignorés à l‘époque.
Rien pour l’instant n’indique que les quatre Français qui avaient assuré la direction de la banque sur la période incriminée (2003 – 2015) ont été contactés dans le cadre de l’enquête. Un responsable de la banque joint par AFP s’est juste contenté de dire qu’une plainte a été déposée contre “X”.
Le capital de la Bicec est détenu à majorité par le groupe français Banque populaire – Caisse d’Epargne (61 %), tandis que l‘État camerounais ne possède que (17,5 %) et une filiale de l’Agence Française de développement (AFD) dédiée au secteur privé, Proparco (7,5 %).
L’affaire Bicec n’est qu’une de plus au Cameroun où les scandales de malversations sont courants dans les établissements de microfinance.
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