Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Nigeria : la justice invalide la candidature d’Atiku Abubakar

Atiku Abubakar, lors d'un rassemblement de campagne électorale sur la place Tafawa Balewa, à Lagos, au Nigeria.   -  
Copyright © africanews
Copyright 2019 The Associated Press. All rights reserved.

Nigeria

Un tribunal nigérian a invalidé jeudi 5 novembre la désignation d’Atiku Abubakar comme candidat à la présidentielle de 2027 pour le Congrès démocratique africain (ADC), l’une des principales formations d’opposition au président Bola Tinubu. Cette décision, rendue à Abuja, intervient à deux mois du scrutin et accentue l’incertitude politique dans le pays.

La juridiction a également annulé la direction du parti assurée par David Mark, en conflit avec Nafiu Bala Gombe pour le contrôle de la formation. La candidature d’Atiku Abubakar, validée par la Commission électorale indépendante, avait été déposée sous la direction de David Mark. L’ADC a annoncé son intention de faire appel, dénonçant une tentative de « neutraliser l’opposition ».

Le porte-parole du président Tinubu, Daniel Bwala, a rejeté toute implication du parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC), dans la procédure judiciaire. La veille, Atiku Abubakar avait lancé sa campagne dans l’État de Sokoto, promettant de rétablir la sécurité et de réintroduire les subventions aux carburants, alors que la population subit une sévère crise du coût de la vie.

Des tensions électorales persistantes

Les accusations d’entraves ne se limitent pas à l’ADC. Le parti de Peter Obi, autre figure majeure de l’opposition, a dénoncé des perturbations de réunions et des annulations de réservations hôtelières à Abuja, qu’il impute à l’APC. Le pouvoir a également démenti ces accusations.

Ces tensions rappellent les difficultés observées lors de la présidentielle de 2023. Les observateurs de l’Union européenne avaient alors dénoncé une multiplication excessive des contentieux préélectoraux, susceptible d’éroder la confiance dans le processus démocratique.

Arrivé deuxième de la présidentielle de 2023, avec 29 % des suffrages, Atiku Abubakar voit aujourd’hui sa participation au scrutin du 16 janvier 2027 compromise par cette décision de justice. Son éventuelle exclusion priverait l’opposition de l’une de ses principales figures, particulièrement influente dans le nord du pays, où les équilibres régionaux jouent un rôle important dans la vie politique nigériane.