Business africa
L’Afrique importe entre 70 et 80 % des médicaments qu’elle consomme et jusqu’à 95 % des principes actifs nécessaires à leur fabrication. Cette dépendance expose les systèmes de santé africains aux crises mondiales et souligne les limites des capacités de production locales.
Lancé en 2005 par l’Union africaine, le Plan de fabrication pharmaceutique pour l’Afrique (PMPA) ambitionnait de développer une industrie continentale capable de répondre aux besoins des populations. Vingt ans plus tard, près de 36 pays d’Afrique subsaharienne ne disposent toujours pratiquement d’aucune capacité de fabrication de médicaments.
Face à ces défis, la souveraineté sanitaire devient un enjeu stratégique pour le continent. Lenias Hwenda, directrice générale de Medicines 4 Africa, analyse les leviers nécessaires pour renforcer la production locale, attirer les investissements et développer une industrie pharmaceutique africaine plus autonome et compétitive.
Mobilité électrique : le Kenya accélère sa transition énergétique
Le Kenya entend s’imposer comme un acteur majeur de la mobilité électrique en Afrique de l’Est. Cette transition représente un levier potentiel pour réduire la dépendance aux hydrocarbures, stimuler l’innovation et créer de nouvelles opportunités industrielles sur le continent.
Environ 15 % des nouvelles motos vendues dans le pays sont désormais électriques. Les bus et les voitures électriques gagnent également du terrain à Nairobi. Mais le défi reste considérable : quelque 20 000 bus diesel circulent encore chaque jour dans la capitale.
Comme d’autres économies africaines confrontées à une urbanisation rapide et à des besoins croissants en transport, le Kenya doit accélérer le déploiement des infrastructures et faciliter l’accès aux véhicules électriques. Son expérience illustre les enjeux de la transition énergétique en Afrique et les perspectives de développement d’une filière industrielle locale.
Logement : la flambée des loyers fragilise l’économie d’Abidjan
À Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire, la hausse des loyers pèse sur les ménages, les travailleurs et les petites entreprises. Dans cette métropole en pleine expansion, l’accès au logement et aux locaux commerciaux devient un défi économique majeur.
Le loyer mensuel d’un studio décent oscille entre 100 000 et 150 000 francs CFA, bien au-dessus du salaire minimum national, fixé à 75 000 francs CFA. Pour faire face à ces coûts, de plus en plus d’habitants se tournent vers la colocation.
Cette pression immobilière menace le pouvoir d’achat et risque de fragiliser les entreprises qui dépendent de la main-d’œuvre locale. À l’image d’autres grandes villes africaines confrontées à une urbanisation rapide, Abidjan doit concilier croissance démographique, développement économique et accès à un logement abordable.
La question dépasse ainsi le cadre immobilier : elle touche à l’attractivité des métropoles africaines, à la compétitivité des entreprises et à la capacité du continent à accompagner sa transformation urbaine.
01:46
Vatican : opéré d’un cancer, le pape Léon XIV pourrait se rétablir en 2 semaines
01:04
Le FMI optimiste sur un accord avec les créanciers du Sénégal
01:12
RDC : l'épidémie d'Ebola dépasse la barre des 9 000 cas
01:00
Vatican : le pape Léon XIV en convalescence après l'ablation d'une tumeur
01:10
Indice mondial : l'ile Maurice est le pays africain le plus "capitaliste"
01:30
FMI : la dette africaine au cœur des débats à Bangkok