Grammy Awards
Le projet du Kenya d’accueillir le siège africain de la Recording Academy, l’institution qui organise les Grammy Awards, a franchi une nouvelle étape vendredi.
Les responsables de l’organisation ont indiqué que les préparatifs autour de plusieurs étapes importantes étaient en cours et que des artistes kényans bénéficiaires du programme de mentorat se rendraient aux États-Unis le mois prochain.
Le président de la Recording Academy, Panos A. Panay, s’exprimait après une rencontre mercredi avec le président kényan William Ruto. Il a estimé que la place de l’Afrique dans l’industrie musicale mondiale ne pouvait pas être évaluée à partir d’une seule date d’inauguration, mais plutôt à travers le travail nécessaire pour construire les bases d’une présence durable.
Lors d’une table ronde réunissant plusieurs acteurs de l’économie créative, il a comparé le processus à celui du jardinage, soulignant que toutes les conditions devaient être réunies avant de pouvoir récolter les fruits du projet.
« J’aime dire aux gens que c’est comme le jardinage. Pour que les choses se réalisent, il faut réunir les bonnes conditions, faire preuve de persévérance et savoir élaguer », a-t-il expliqué.
La Recording Academy a multiplié ces dernières années les initiatives visant à renforcer la place de la musique africaine sur la scène internationale. Il y a quatre ans, les Grammy Awards ont notamment créé la catégorie Best African Music Performance, consacrée aux performances musicales africaines. L’organisation a ensuite lancé un programme américain de mentorat musical en partenariat avec le département d’État américain.
Désormais, la Recording Academy souhaite renforcer sa présence sur le continent africain avec la création d’un siège régional. Le Kenya a été choisi pour accueillir cette structure, avec un investissement de 3,9 millions de dollars du gouvernement kényan pour soutenir le projet.
Le président William Ruto avait indiqué mercredi, lors d’un sommet consacré aux affaires, que cet investissement visait à faire de l’économie créative kényane une véritable source de revenus pour les artistes.
Manuel Abud, directeur général de la Latin Recording Academy, a pour sa part appelé à considérer l’implantation de la Recording Academy en Afrique comme un projet de long terme. Il a rappelé que la Latin Recording Academy avait elle aussi eu besoin de plusieurs années pour mettre en place les structures et les réseaux nécessaires à son développement dans l’industrie musicale mondiale.
Panos A. Panay, Manuel Abud et le dirigeant des médias Nicholas Weinstock ont passé une semaine à Nairobi à rencontrer différents acteurs du secteur créatif, dans le cadre d’une initiative de coopération entre l’ambassade des États-Unis au Kenya et les acteurs kényans de l’économie créative.
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