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Guerre en Ukraine : l'armée russe enrôle des étrangers sous de faux prétextes

Les pompiers ont éteint un incendie après qu'un drone russe a percuté une station-service à Kiev, en Ukraine, vendredi 11 septembre 2026.   -  
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Efrem Lukatsky/Copyright 2026 The AP. All rights reserved

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La Russie se livre à un trafic illégal d’étrangers pour les envoyer combattre en Ukraine. Amnesty International a révélé dans un rapport publié jeudi, que le pays aurait fait signer des contrats militaires russes sous de faux prétextes. L’ONG a cité des entretiens avec des prisonniers de guerre.

« L’enquête d’Amnesty International met en lumière les pratiques trompeuses, coercitives et d’exploitation auxquelles recourt la Russie pour recruter des ressortissants étrangers dans ses forces armées et les envoyer combattre en première ligne en Ukraine. Et comme l’a souligné Veronika [Velch, directrice d’Amnesty International pour l’Ukraine, ndlr], nous sommes parvenus à la conclusion que, dans de nombreux cas, ces pratiques s’apparentent à de la traite d’êtres humains. », a indiqué Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

Amnesty International déclare que parmi les victimes figuraient des ressortissants du Brésil, de Colombie, du Sri Lanka et d’Afrique du Sud, dont certains ont été attirés en Russie par de fausses offres d’emploi et contraints de s’enrôler dans l’armée à leur arrivée.

En juin, une enquête de l’AFP avait également révélé comment Moscou utilisait des promesses d’emplois civils bien rémunérés pour inciter des Kenyans à se battre au front.

« Nos recherches ont permis d’identifier deux principaux modes de recrutement de ressortissants étrangers au sein des forces armées russes. Le premier consistait en un recrutement hors de Russie. Des personnes originaires de nombreux pays étaient contactées par l’intermédiaire d’agences de placement, d’offres d’emploi en ligne, des réseaux sociaux ou de réseaux informels, et se voyaient proposer des emplois civils dans des secteurs tels que la construction, la logistique, la sécurité, les transports ou l’informatique. », a déclaré Anna Wright, chercheuse chez Amnesty International.

La Russie n’a fait aucun commentaire public immédiat sur les allégations d’ Amnesty. Moscou et Kiev ont toutes deux recruté des milliers de ressortissants étrangers dans leurs armées depuis que la Russie a lancé son invasion de l’Ukraine il y a quatre ans et demi.

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