Libye
En Libye, la rentrée, prévue début septembre pour quelque 1,6 million d’élèves du public, a été reportée. Après plusieurs semaines de sit-in organisés depuis la mi-septembre devant les établissements scolaires et les bâtiments publics, le mouvement a été étendu à une grève générale illimitée.
À Tripoli, des enseignants se sont de nouveau rassemblés devant le siège du gouvernement. « Nous sommes passés des sit-in à la grève générale. Nous ne reprendrons pas les cours tant que nos revendications n’auront pas été satisfaites », a déclaré Ali Abdallah, enseignant, selon des propos recueillis par l’AFP.
Le mouvement s’est également étendu à Benghazi et à l’est du pays, où les enseignants dénoncent la hausse du coût de la vie et l’érosion de leur pouvoir d’achat. Selon le syndicat général des enseignants libyens, les salaires mensuels du secteur public se situent entre 1 000 et 2 500 dinars libyens, soit environ 155 à 390 dollars.
Les enseignants réclament une rémunération alignée sur celle d’autres catégories de fonctionnaires, ainsi qu’une assurance maladie, revendiquée depuis plusieurs années.
Le syndicat affirme que la mobilisation concerne près d’un demi-million d’enseignants et de personnels administratifs et qu’elle est suivie par la quasi-totalité des enseignants du public. Les établissements privés ne participent pas au mouvement.
Le ministère de l’Éducation de Tripoli a tenu plusieurs réunions consacrées aux revendications, notamment sur l’assurance maladie, mais n’a pas encore apporté de réponse publique sur la question salariale. Il a annoncé une modification du calendrier scolaire, avec notamment la suppression de certaines vacances, afin de rattraper les cours perdus.
Cette mobilisation intervient dans une Libye toujours divisée entre administrations rivales à l’ouest et à l’est, plus de quinze ans après la chute de Mouammar Kadhafi.
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