Nigéria
Le Nigeria a confirmé mardi le retrait d’environ 200 soldats américains envoyés pour aider le pays à faire face à sa crise sécuritaire.
Ce contingent avait été déployé en février à la suite d’une escalade des tensions entre le Nigeria et les États-Unis, provoquée par des allégations, formulées par le président américain Donald Trump et des responsables républicains, de génocide contre les chrétiens. Les autorités nigérianes ont réfuté ces accusations, soulignant que les violences touchaient toutes les confessions.
Selon le gouvernement nigérian, les soldats américains ont apporté leur aide dans le domaine de la formation et de la collecte de renseignements, et ont participé à une opération conjointe au cours de laquelle un haut responsable de l’État islamique a été tué.
En mai dernier, le Nigeria et les États-Unis avaient en effet annoncé la mort d'Abou Bilal al-Minuki, "l'un des terroristes les plus actifs au monde", selon l'armée nigériane.
"Les relations entre le Nigeria et les États-Unis restent solides, durables et mutuellement bénéfiques. Le déploiement de personnel américain était lié à des objectifs opérationnels et antiterroristes spécifiques", a déclaré Samaila Uba, porte-parole de l’armée nigériane, à propos du retrait des troupes américaines.
Il a précisé que ce retrait s’inscrivait dans le cadre d'un engagement bilatéral plus global et que certains volets du partenariat en matière de sécurité se poursuivraient.
Selon les analystes, malgré le déploiement de troupes et les déclarations du président américain Donald Trump sur la crise sécuritaire, peu de choses ont changé sur le terrain. La semaine dernière, des dizaines de personnes ont été enlevées dans le centre du pays.
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