Etats-Unis
L’administration Trump prévoit de réserver l’essentiel de ses nouvelles admissions de réfugiés aux Afrikaners blancs d’Afrique du Sud. Selon une proposition transmise au Congrès, les États-Unis fixeraient à 17 500 le nombre maximal de réfugiés accueillis au cours des douze prochains mois.
Donald Trump affirme que les Afrikaners sont victimes de persécutions raciales en Afrique du Sud, une accusation rejetée par le gouvernement sud-africain.
Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, le président américain a profondément restreint le programme d’accueil des réfugiés. Les Sud-Africains représentent désormais la quasi-totalité des personnes admises : sur près de 3 000 réfugiés accueillis au cours de l’exercice actuel, tous sauf trois étaient originaires d’Afrique du Sud, selon les données du Département d’État arrêtées en août.
La rupture avec la précédente administration est nette. Au cours de l’exercice 2024, sous Joe Biden, les États-Unis avaient accueilli plus de 100 000 réfugiés provenant de dizaines de pays.
Le nouveau programme envisagé devrait coûter environ 500 millions de dollars. Le Département d’État estime que les Afrikaners pourront s’intégrer aux États-Unis tout en limitant le recours aux ressources publiques.
Cette politique suscite toutefois de vives critiques parmi les organisations de défense des réfugiés. Elles dénoncent un dispositif qui privilégie une communauté au détriment de milliers d’autres personnes fuyant les conflits, les violences et les persécutions.
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