Maroc
Les principaux candidats aux législatives marocaines se sont rendus aux urnes ce mercredi pour ce scrutin suivi de près et marqué par une forte colère sociale, notamment autour du coût de la vie, du chômage et des services publics.
Le chef du PPS (Parti du progrès et du socialisme), parti d’opposition marocain, s’est rendu dans un bureau de vote à Rabat.
Mohamed Nabil Benabdallah s’est dit "optimiste et plein d’espoir quant à l’issue de ce processus" après avoir déposé son bulletin de vote.
"Nous espérons que les résultats refléteront les attentes des citoyens à tous les niveaux. J’espère que le processus se déroulera de la meilleure façon possible jusqu’au dépouillement des votes et à l’annonce des résultats", a-t-il déclaré.
Également confiant quant à l'issue du scrutin, Mohamed Chaouki, président du Rassemblement national des indépendants s'est dit satisfait de la campagne menée par son parti. Une campagne largement dominée par la défense du bilan de son chef de file, le premier ministre Aziz Akhannouch.
"C’est le jour J. Nous avons mené une campagne exceptionnelle au sein du RNI. Nous avons été très proches des citoyens. Nous avons reçu un accueil très, très chaleureux concernant nos engagements, notre pacte citoyen, ce pacte que nous avons proposé aux Marocains avec un programme crédible", a-t-il confié.
Alors que les résultats sont attendus dans la soirée, ce scrutin intervient dans un contexte de colère sociale, alimentée notamment par le coût de la vie, le chômage des jeunes et les difficultés d’accès aux services publics.
Les bureaux de vote à travers le royaume ont été ouverts de 8 h à 19 h, heure locale, permettant à près de 16 millions d’électeurs inscrits de voter pour élire les 395 députés de la Chambre des représentants.
Les électeurs avaient le choix entre 7 288 candidats, représentant 27 partis politiques.
Ce scrutin sera le premier depuis les manifestations meurtrières menées par la jeunesse il y a près d’un an et depuis la tentative massive de migrants de franchir la frontière nord du Maroc pour entrer sur le territoire espagnol de Ceuta, qui a fait des dizaines de morts, fin juillet.
Le prochain gouvernement devra gérer des milliards de dollars d’investissements alors que le Maroc se prépare à co-organiser la Coupe du monde de football de la FIFA 2030, ce qui a conduit certains à le qualifier de "gouvernement de la Coupe du monde".
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