France
Les fortes chaleurs qui touchent Paris exposent à des risques accrus les personnes sans logement stable, notamment les migrants vivant sous des tentes dans les campements du nord de la capitale.
Alors que le thermomètre a atteint environ 37 °C, des équipes de Médecins du Monde ont déployé leur unité médicale mobile à proximité des campements de La Chapelle et de Stalingrad afin d’assurer des consultations et des soins aux personnes les plus vulnérables.
Au cours de l’intervention, les bénévoles ont notamment porté assistance à un homme qui s’est effondré à proximité du véhicule médical de l’association. Pris en charge par les équipes, il a été conduit à l’intérieur de l’unité mobile pour y subir un examen médical. Les soignants ont également traité plusieurs autres patients souffrant de diverses pathologies et assuré des soins de plaies dans un espace de soins provisoire installé à proximité de la clinique mobile.
Pour Paul Alauzy, coordinateur de Médecins du Monde à Paris, la chaleur aggrave une situation déjà critique pour les personnes contraintes de dormir dans la rue. "Les gens meurent de la vie à la rue autant en été qu’en hiver", souligne-t-il, mettant en avant les risques de déshydratation et les effets de la chaleur sur les fonctions vitales. Avec 36 °C relevés dans la journée, la température ressentie peut, selon lui, être encore plus élevée dans cet environnement urbain fortement minéralisé.
Les conditions de vie dans les campements accentuent également la vulnérabilité des personnes exposées. Tentes installées sous les infrastructures du métro aérien, circulation automobile, sirènes, pollution liée aux gaz d’échappement, difficultés d’accès à l’alimentation, au repos et aux besoins essentiels : autant de facteurs qui, combinés à la chaleur, rendent le quotidien particulièrement éprouvant.
Les équipes médicales ont par ailleurs pris en charge Mohamed Adam Kamel, un migrant soudanais qui affirme vivre depuis plus de trois mois dans le campement de La Chapelle. Lors de la consultation, un dermatologue a examiné son état avec l’aide d’un interprète arabophone avant de l’orienter vers les services adaptés.
La dermatologue Lise Lavillonière, bénévole au sein de Médecins du Monde, souligne la fréquence de certaines affections dermatologiques chez les personnes contraintes de dormir dehors.
Elle évoque notamment des cas de gale et de pyodermite, infections favorisées par les conditions d’hygiène précaires et l’exposition prolongée à des environnements insalubres. Les troubles de santé mentale sont également fréquents, selon elle, chez des personnes ayant traversé des parcours migratoires particulièrement difficiles, notamment en Libye.
01:56
Espagne : à Ceuta la vie reprend après l'afflux de migrants
01:30
Crise migratoire à Ceuta : la France barricade sa frontière avec l'Espagne
01:55
Ceuta : l'afflux de migrants perturbe l'activité de la ville
01:14
Immigration : record de traversées de la Manche vers le Royaume-Uni
01:09
Mobilisation anti-migrants au Cap, l'Afrique du Sud appelle à un débat continental
01:00
Burkina Faso : une amende de 200 millions de francs CFA infligée à Canal+