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Maroc : la guerre au Moyen-Orient pèse sur l’agriculture

Un agriculteur travaille dans un champ de blé à la périphérie de Kénitra, au Maroc, le vendredi 21 juin 2024.   -  
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Maroc

Après sept années de sécheresse, les récentes pluies ont redonné de l’espoir aux agriculteurs marocains. Les champs ont reverdi et les récoltes s’annoncent nettement meilleures cette année.

Selon les chiffres officiels, la production céréalière devrait dépasser les 90 millions de quintaux, contre 44 millions lors de la précédente campagne. La production agricole globale pourrait progresser d’environ 15 %.

Mais cet optimisme est aujourd’hui fragilisé par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient. La hausse des prix du carburant, des engrais et du transport fait exploser les coûts de production dans plusieurs régions agricoles du pays.

À Marchouch, au sud de Rabat, l’agriculteur Mehdi El-Maazi explique que le prix du gasoil utilisé pour les tracteurs est passé d’environ 1 200 à 1 800 dirhams par hectare depuis le début du conflit.

Les producteurs dénoncent également la hausse du coût des engrais, de la location des machines agricoles et de la main-d’œuvre. Certains ouvriers agricoles demandent désormais jusqu’à 250 dirhams par jour.

Pour les professionnels du secteur, cette inflation menace directement la rentabilité des exploitations. Des loueurs de matériel agricole affirment même travailler uniquement pour couvrir les dépenses liées au carburant et à l’entretien des machines.

Les éleveurs sont eux aussi touchés par la hausse des prix des aliments pour bétail.

Face à cette situation, le gouvernement marocain a annoncé une aide destinée aux transporteurs, mais plusieurs agriculteurs estiment que ces mesures restent insuffisantes pour stabiliser les coûts.

L’agriculture représente près de 12 % du PIB marocain et fait vivre environ un quart de la population active. Les professionnels craignent désormais une hausse des prix des produits agricoles pour les consommateurs.

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