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Le Mali sous pression : "une offensive coordonnée pour déstabiliser l’État" [Interview]

Vue aérienne de Bamako, au Mali, samedi 25 avril 2026. (Photo AP)   -  
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Mali

Des attaques simultanées dans des villes clés aux tactiques d’infiltration discrètes, en passant par des alliances inattendues entre groupes rivaux, la situation sécuritaire évolue rapidement au Mali. Josiasse Assemon, politologue, spécialiste des politiques publiques et de la gouvernance, revient sur les récents évènements.

C'est l'une des pires attaques qu'a connues le Mali ces dernières années. Une offensive, synchronisée par les rebelles touaregs de la coalition du Front de libération de l'Azawad (FLA) et le groupe djihadiste de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), a visé plusieurs zones du Mali.

"L'objectif, c'est de pousser l'État, donc le gouvernement actuellement en place à perdre ses acquis, donc récupérer certains territoires", analyse Josiasse Assemon, politologue**.** "Ce qui est très intéressant ici, c'est aussi le nombre de personnes impliquées dans ce qui est en train de se passer (...) Le Mali est en train de se battre contre ces mouvements qui ont décidé ensemble d'attaquer, alors que ces mouvements sont, on peut le dire, rivaux du point de vue de leurs objectifs. Il y a d'un côté, le FLA qui veut récupérer un territoire qui se revendique comme étant indépendantiste. Et il y a de l'autre côté le JNIM qui est affilié à Al-Qaïda, qui veut récupérer tout le territoire pour installer un califat. Donc on sait bien que les objectifs des deux ne sont pas identiques, mais ils ont réussi à s'allier pour attaquer le Mali", ajoute-t-il.

L'armée malienne continue de se défendre

Au cours de ce week-end, le gouvernement a enregistré une perte colossale. Le ministre de la Défense, Sadio Camara, a été tué, avec des membres de sa famille, dans un attentat contre son domicile, à Kati.

Le pays a décrété deux jours de deuil et le ministre disparu aura droit à des funérailles nationales.

Sur le front, les Forces armées maliennes continuent de combattre.

"Dans sa riposte, l'armée malienne est soutenue par une partie de la population. Des habitants sont allés au front à leurs côtés", indique le politologue.

Une question subsiste depuis ce week-end, où se trouve le président de la transition, le général Assimi Goïta ?

Selon une source malienne proche des services de sécurité, il serait bien en vie et se trouverait en lieu sûr. Aucune précision supplémentaire n'a été communiquée pour le moment.

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