Afrique du Sud
Une vague de violences anti-migrants a secoué la ville côtière de Mossel Bay, dans le sud de l'Afrique du Sud, faisant au moins deux morts parmi des ressortissants mozambicains et provoquant le déplacement de centaines de personnes.
Les attaques ont éclaté après une manifestation accusant les étrangers de prendre les emplois des habitants locaux. Dans le quartier informel de Giyani, des dizaines d'habitations ont été incendiées, pillées ou détruites.
La peur touche désormais aussi des citoyens sud-africains. Certains affirment avoir été menacés ou contraints de fuir en raison de leur appartenance ethnique ou de leurs liens supposés avec des migrants.
Près de 600 Mozambicains ont déjà quitté la région pour rentrer dans leur pays. D'autres migrants originaires du Malawi, du Zimbabwe et du Mozambique restent hébergés dans des centres d'accueil sous protection policière.
Ces violences s'inscrivent dans un contexte de montée des tensions contre les migrants en situation irrégulière en Afrique du Sud. Plusieurs pays africains ont commencé à rapatrier leurs ressortissants face à la détérioration de la situation.
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