Congo
À Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso a officiellement prêté serment ce jeudi 16 avril, ouvrant un nouveau quinquennat à la tête de la République du Congo. Organisée au stade de Kintélé, cette investiture, en présence de plusieurs chefs d’État et représentants internationaux, consacre la continuité institutionnelle dans un pays marqué par la longévité exceptionnelle de son dirigeant.
Réélu dès le premier tour de l’élection présidentielle du 15 mars avec plus de 94 % des suffrages, le chef de l’État, âgé de 82 ans, totalise plus de quatre décennies au pouvoir, entrecoupées d’une parenthèse dans les années 1990. Figure centrale du paysage politique congolais, il entame ainsi un cinquième mandat dans un climat mêlant stabilité institutionnelle et contestations électorales.
Si des observateurs, notamment de l’Union africaine, ont salué un scrutin « pacifique et ordonné », les candidats de l’opposition ont dénoncé des irrégularités ainsi qu’une participation contestée, malgré un taux officiel supérieur à 84 %.
Dans son discours d’investiture, le président a placé son nouveau mandat sous le signe de la relance économique et de l’emploi, en particulier pour la jeunesse. Il a affirmé sa volonté de « revitaliser l’économie nationale » en misant sur l’agriculture et l’industrie, tout en poursuivant le développement des infrastructures de base. « Créer des emplois pour le plus grand nombre et promouvoir le développement » figure parmi les priorités affichées.
Le chef de l’État a également réitéré son attachement au panafricanisme économique et au multilatéralisme, dans un contexte international qu’il juge incertain et porteur de menaces pour la paix mondiale.
Cette nouvelle investiture intervient alors que le pays fait face à des défis économiques majeurs. Malgré ses importantes ressources pétrolières, la République du Congo demeure confrontée à une dette élevée (estimée à près de 95 % du produit intérieur brut selon la Banque mondiale) ainsi qu’à un taux de pauvreté touchant plus de la moitié de la population. Le chômage des jeunes, dans un pays où près d’un habitant sur deux a moins de 18 ans, constitue également une préoccupation centrale.
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