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Burundi : libération de la journaliste Sandra Muhoza après une décision en appel

Burundi : libération de la journaliste Sandra Muhoza après une décision en appel
Des journalistes protestent face à la censure, lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse, à Bujumbura, au Burundi, le 3 mai 2015.   -  
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Jerome Delay/AP

Burundi

La journaliste burundaise Sandra Muhoza a retrouvé la liberté ce 13 avril, à l’issue d’une décision de la cour d’appel de Ngozi, dans le nord du Burundi.

Si la juridiction l’a condamnée à six mois de prison ferme pour “aversion raciale”, elle a estimé que cette peine était déjà entièrement purgée, mettant ainsi fin à sa détention après près de deux années d’incarcération.

La cour a également prononcé son acquittement du chef d’“atteinte à l’intégrité du territoire national”, refermant partiellement un dossier judiciaire largement contesté par la défense et les organisations de défense des journalistes. Pour l’ONG Reporters sans frontières, cette décision marque la fin d’un “calvaire judiciaire” construit sur des accusations jugées infondées.

Arrêtée le 13 avril 2024 à Ngozi, où elle résidait, la journaliste du média en ligne La Nova Burundi était poursuivie pour avoir relayé sur un groupe WhatsApp une information sensible concernant une prétendue distribution d’armes à de jeunes membres du parti au pouvoir. Elle avait été transférée quelques jours plus tard à la prison centrale de Mpimba, avant d’être au cœur d’une longue procédure marquée par des rebondissements juridiques successifs.

Condamnée une première fois en décembre 2024, puis rejugée après des irrégularités de procédure, elle avait finalement été condamnée en janvier 2026 à une lourde peine de prison et à une amende. Sa libération sous condition en mars dernier avait déjà amorcé la fin de sa détention effective.

Affaiblie par de longs mois d’incarcération, la journaliste avait souffert de problèmes de santé, notamment au dos et aux jambes, avant de voir son état s’améliorer ces dernières semaines. Ses proches et ses avocats dénoncent une détention injustifiée et appellent désormais à une réflexion sur les violations des droits humains et de la liberté de la presse dans le pays.

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