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Sénégal : première condamnation après la nouvelle loi anti-homosexualité

Sénégal : première condamnation après la nouvelle loi anti-homosexualité
Des manifestants protestent contre l'homosexualité à Dakar, au Sénégal, le vendredi 6 mars 2026.   -  
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AP Photo

Sénégal

Au Sénégal, la justice a prononcé sa première condamnation depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi renforçant les sanctions liées à l’homosexualité.

Le 10 avril, un homme de 24 ans a été condamné par le tribunal de Pikine-Guédiawaye, en périphérie de Dakar, à six ans de prison ferme, assortis d’une amende de deux millions de francs CFA.

Ce jugement marque la première application de la législation adoptée en mars et promulguée quelques semaines plus tard par le président Bassirou Diomaye Faye. Le texte prévoit un durcissement des peines, désormais comprises entre cinq et dix ans de prison, et introduit également des sanctions contre ce qui est qualifié de « promotion » de l’homosexualité.

Une vague d’arrestations

Cette décision intervient dans un contexte de répression accrue. Depuis février, plusieurs dizaines de personnes ont été interpellées à travers le pays.

Selon diverses sources, ces arrestations font souvent suite à des dénonciations ou à l’exploitation de contenus personnels, notamment sur les téléphones. Dans certains cas, l’identité des personnes arrêtées a été rendue publique, les exposant à des risques de violences.

Inquiétudes des ONG

L’adoption de cette loi avait suscité des critiques d’organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International et Human Rights Watch, qui avaient appelé les autorités à renoncer à ce texte.

Plusieurs dossiers similaires sont actuellement en cours d’instruction, avec des suspects placés en détention provisoire.

Face à cette situation, des associations rapportent une hausse des demandes d’aide de personnes souhaitant quitter le pays. Les procédures d’asile, notamment en Europe, restent toutefois longues et incertaines.

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