Nigéria
Vendredi, la Haute Cour fédérale d’Abuja a accepté la libération sous caution d’Abubakar Malami et de son fils Abdulaziz, dans le cadre de poursuites liées au financement du terrorisme et à la possession illégale d’armes à feu.
La juge Joyce Abdulmalik a précisé que la caution vise à garantir la comparution des prévenus lors du procès, prévu pour le 4 mars.
Chaque prévenu doit fournir deux garants, chacun capable de garantir 200 millions de Naira. Les garants doivent posséder un bien immobilier à Maitama ou Asokoro, dans la capitale nigériane, et déposer l’acte de propriété auprès du tribunal. Malami et son fils doivent également remettre leurs passeports et photos récentes, et resteront en détention à Kuje Correctional Centre jusqu’à ce que toutes les conditions soient remplies.
Le Department of State Services (DSS) accuse Malami d’avoir, lorsqu’il était ministre de la Justice et procureur général, sciemment facilité le financement du terrorisme en refusant de poursuivre des financiers présumés du terrorisme. En décembre 2025, lui et son fils auraient également possédé illégalement un pistolet et des munitions à leur domicile à Birnin Kebbi, dans l’État de Kebbi.
Ces faits violent, selon l’accusation, les lois nigérianes sur la prévention du terrorisme et sur les armes à feu. Par ailleurs, Malami fait face à des accusations de blanchiment d’argent avec sa famille, pour un montant de 8,7 milliards de Naira.
Abubakar Malami est le dernier haut responsable de l’administration de l’ancien président Muhammadu Buhari à être jugé pour fraude, dans un pays confronté depuis plus de quinze ans à une insurrection ayant fait plus de 40 000 morts et près de deux millions de déplacés.
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