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UA : "Aucune tolérance pour les changements de pouvoir anticonstitutionnels"

UA : "Aucune tolérance pour les changements de pouvoir anticonstitutionnels"
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed Ali lors du sommet annuel de l'Union africaine au à Addis-Abeba, en Éthiopie, le samedi 14 février 2026.   -  
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AP Photo

Union africaine

Le 39ᵉ sommet de l’Union africaine s’est achevé le 15 février à Addis-Abeba, après deux jours de discussions entre chefs d’État et de gouvernement sur les crises majeures du continent.

Le président burundais, Évariste Ndayishimiye, devenu président tournant de l’Union africaine, et le président de la Commission, le Djiboutien Mahmoud Ali Youssouf, ont présenté les principales conclusions lors d’une conférence de presse finale.

Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé que l’UA n’accepterait aucun changement de pouvoir anticonstitutionnel. Cette déclaration intervient alors que les généraux guinéen Mamadi Doumbouya et gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema ont participé au sommet, et que des transitions sont en cours en Guinée-Bissau et à Madagascar.

Concernant les pays du Sahel – Mali, Niger et Burkina Faso – l’Union africaine maintiendra le dialogue avec les régimes militaires en place. Selon le président de la Commission, la prolifération des groupes terroristes dans la région reste « le plus gros problème ».

Actions pour la sécurité et la stabilisation

Évariste Ndayishimiye, déjà envoyé spécial de l’UA pour le Sahel depuis juillet 2025, a insisté sur la nécessité de solidarités régionales pour lutter contre le jihadisme et soutenir un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Une « plateforme commune » de dix-huit pays sur les questions de sécurité sera créée dans les semaines à venir. Les chefs d’état-major de la Cédéao se réuniront à Freetown du 24 au 27 février pour organiser la participation à la force régionale antiterroriste.

L’UA a rappelé son engagement à « faire taire les armes » sur le continent, sans aborder tous les conflits existants. Sur le Soudan, le chef des Affaires politiques, Paix et Sécurité, Adeoye Bankole, a souligné la nécessité d’un accès humanitaire et d’une coordination internationale. La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a formulé des recommandations sur les événements au Soudan, qui n’ont pas encore été prises en compte par le Conseil de paix et de sécurité.

Pour la République démocratique du Congo, Évariste Ndayishimiye a insisté sur l’application des accords de paix et la mise en place d’une force d’interposition, tandis que Mahmoud Ali Youssouf a rappelé le rôle de l’UA dans la médiation, en coordination avec les partenaires régionaux et internationaux.