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Ghana : un Russe poursuivi pour avoir filmé des femmes secrètement

Ghana : un Russe poursuivi pour avoir filmé des femmes secrètement
La page d'accueil de X s'affiche sur un ordinateur et un téléphone, le 16 octobre 2023.   -  
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AP Photo

Ghana

Le Ghana a annoncé son intention de demander l'extradition d'un ressortissant russe accusé d'avoir filmé à son insu des relations intimes avec plusieurs femmes et d'avoir diffusé les vidéos en ligne sans leur consentement.

Cet homme, décrit dans les médias africains et russes comme un « séducteur » autoproclamé et blogueur d'une trentaine d'années, aurait voyagé au Ghana et enregistré ses interactions avec des femmes à l'aide d'un dispositif dissimulé. Selon certaines sources, il aurait utilisé des lunettes de soleil équipées de caméras pour filmer les scènes, avant de les partager sur les réseaux sociaux. Les autorités ghanéennes n'ont pas confirmé la méthode exacte employée.

Le ministre des Technologies, Sam George, a déclaré samedi à la presse avoir convoqué l'ambassadeur de Russie à Accra pour discuter de cette affaire. Il a précisé que les agissements du suspect constitueraient une violation de la législation ghanéenne sur la cybercriminalité.

Auparavant, le ministère ghanéen du Genre, de l'Enfance et de la Protection sociale avait indiqué que les premières constatations laissaient penser que l'homme avait déjà quitté le pays. Le ministère a toutefois souligné que son départ ne diminuait en rien la gravité des accusations ni la détermination du gouvernement à faire en sorte que justice soit rendue.

George a déclaré que le Ghana demanderait officiellement la coopération de Moscou et collaborerait avec Interpol pour retrouver le suspect. « Nous voulons qu'il soit extradé au Ghana pour répondre de ses actes devant la justice ghanéenne », a-t-il affirmé, ajoutant que les autorités étaient prêtes à utiliser tous les recours légaux.

La Russie extrade rarement ses propres citoyens, sauf circonstances exceptionnelles. Néanmoins, les autorités ghanéennes ont indiqué qu'elles procéderaient à une demande officielle. Le ministre a également précisé que si le suspect refusait de revenir, la procédure pourrait se poursuivre en son absence, conformément à la loi ghanéenne.

Selon les médias locaux, il semblerait que le même individu soit impliqué dans des faits similaires au Kenya.

En vertu de la loi ghanéenne sur la cybersécurité de 2020, la publication d'images intimes sans consentement éclairé – qu'il s'agisse d'adultes ou de mineurs – est sévèrement punie, notamment par des peines d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 25 ans.

Ces dernières années, les autorités ghanéennes ont intensifié leurs efforts pour lutter contre les abus en ligne, notamment l'extorsion sexuelle et le partage non consensuel de contenus explicites. Le nombre d'arrestations liées à ces infractions a augmenté.

Retour sur une affaire récente

En 2022, Solomon Doga, un technicien téléphonique de 22 ans, a été condamné à 14 ans de prison pour avoir diffusé des photos dénudées d'une Libanaise. Il a plaidé coupable d'extorsion sexuelle et de diffusion de contenu intime sans consentement.

Le gouvernement affirme que le renforcement des mesures d'application de la loi sur la cybersécurité vise à protéger les victimes, notamment les femmes et les enfants, contre l'exploitation, le chantage et le harcèlement en ligne.

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