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Carnaval de Rio : Laisa Lima, la femme qui donne le tempo

Cette année, Laisa dirigera la section de percussions de l’école Arranco. La bateria compte 250 musiciens.   -  
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Carnaval de Rio

Traditionnellement cantonnées à la danse, les femmes continuent de s’imposer dans la section des percussions, longtemps dominée par les hommes, du célèbre carnaval de Rio.

Cette année, Laísa Lima dirigera la batterie de l’école de samba Arranco au Sambadrome, faisant d’elle l’une des rares femmes à occuper ce poste. Son parcours illustre l’évolution du rôle des femmes dans la samba, autrefois limité à la danse.

« Je ne sais pas qui a lancé l'idée selon laquelle les instruments de percussion n’étaient pas faits pour les femmes. Beaucoup de batteries interdisaient aux femmes d’y participer. Heureusement, ce tabou a été brisé », explique Laísa Lima.

Son initiation à la samba remonte à l’enfance : son père était un créateur et directeur de carnaval reconnu. À 16 ans, elle dirigeait déjà la section des tambourins d’une école de samba avant de se former aux percussions à Arranco, qu’elle mènera sur la scène du Sambadrome ce samedi.

« Beaucoup pensent encore que les femmes sont le sexe faible. Mais une batterie, ce n’est pas une question de force ou de masculinité. C’est une question de sensibilité et de gestion humaine », ajoute-t-elle.

Cette année, la batterie d’Arranco compte 250 percussionnistes, dont environ 30 % sont des femmes, un taux élevé pour les écoles de samba. Le carnaval de Rio, qui se déroulera du vendredi 16 au 21 février, verra 15 écoles concourir pour accéder au prestigieux Groupe Spécial.

Pour Thalita Santos, percussionniste et cheffe de batterie, la progression des femmes dans la samba est nette : « Beaucoup de femmes qui dansent apprennent à jouer, et beaucoup de musiciennes apprennent à danser. Aujourd’hui, au carnaval, les femmes peuvent occuper tous les espaces. Cette distinction entre danse et musique est révolue. »