Tanzanie
Après plus de deux mois d’interruption, le procès de Tundu Lisu, chef de file de l’opposition tanzanienne, a repris ce lundi. Le leader politique est accusé de trahison pour avoir organisé, début avril, un rassemblement politique où il a dénoncé un système électoral “verrouillé".
Au cours de l’audience, cet avocat de formation a évoqué ses conditions de détention. Il a aussi affirmé que les responsables de la prison surveillaient illégalement ses conversations confidentielles avec ses avocats.
"Les gardiens de prison écoutent tout ce qu'il dit à ses avocats. De même, les dirigeants et les membres du Chadema ne sont plus autorisés à lui rendre visite en prison", dénonce le Dr Rugemeleza Nshala, son avocat.
Arrêté le 9 avril 2025, avec d’autres membres du parti Chadema, et inculpé pour "trahison" et "publication de fausses informations", Tundu Lissu risque la peine de mort.
"Au début, ils lui ont dit (à Tundu Lissu) qu'ils ne le libéreraient que s'il acceptait de fuir le pays pour l'Europe, ce que notre président a refusé. Il a clairement indiqué qu'il n'accepterait aucune condition qui l'obligerait à quitter le pays. Ils ont utilisé différents moyens pour nous faire chanter afin d'expulser Lissu, y compris la réconciliation. Nous ne l'accepterons en aucun cas. Tout ce que nous voulons, c'est qu'ils libèrent Lissu sans aucune condition", affirme John Heche, vice-président du Chadema.
L'affaire a été ajournée au mercredi 11 février, date à laquelle le tribunal devrait se prononcer sur les objections de l’accusé. La décision constituera un tournant décisif pour la suite d’un procès très médiatisé. Amnesty International appelle à sa libération.
11:16
La Tanzanie veut être le hub pharmaceutique de l'Afrique de l'Est [Business Africa]
01:09
Le chef de la diplomatie chinoise entame sa tournée africaine par l'Éthiopie
11:18
Comment rentabiliser le secteur créatif africain ? [Business Africa]
00:58
CAN 2025 : Nigeria - Tanzanie en ouverture du groupe C à Fès