Gabon
Vingt ans de prison ferme et cent millions de francs CFA d’amende : c’est la peine prononcée par la Cour criminelle spécialisée de Libreville à l’encontre de l’ex-Première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba, et de son fils aîné, Noureddine Bongo Valentin.
Après deux jours de procès, tenus en leur absence, les deux accusés ont été reconnus coupables d’un ensemble d’infractions, parmi lesquelles le détournement de fonds publics, le recel, l’usurpation de fonctions, la corruption active, le blanchiment de capitaux ou encore l’association de malfaiteurs.
Dix anciens collaborateurs du clan Bongo, également arrêtés après le coup d’État d’août 2023, comparaissent encore devant la même juridiction. Ils sont poursuivis pour les mêmes chefs d’accusation.
Sylvia Bongo et son fils, installés à Londres, ne se sont pas présentés à l’audience. Leurs avocats dénoncent un procès mené dans des conditions qui, selon eux, ne garantissent pas un jugement équitable.
Aller à la video
Trois soldats condamnés au Cameroun pour le massacre de civils en 2020
02:19
Gambie : bataille judiciaire contre les mutilations génitales féminines
Aller à la video
Afrique du Sud : trois inculpés pour le meurtre filmé d’un chauffeur Bolt
Aller à la video
Burkina Faso : procès de magistrats, la défense dénonce violences et tortures
Aller à la video
Côte d'Ivoire : l'affaire Epstein éclabousse le clan Ouattara, Nina Keita en première ligne
01:43
Afrique du Sud : l'armée en renfort face à une police gangrenée par la corruption