Kenya
Le bureau des droits de l'homme des Nations Unies a exprimé mardi ses inquiétudes après la mort d’au moins 10 personnes lors de la répression d'une manifestation anti-gouvernementale au Kenya lundi.
L'organisme des Nations unies dénonce l'usage excessif de la force par la police.
"Il est très préoccupant que ces derniers incidents surviennent à peine deux semaines après que plus de 15 manifestants ont été tués et de nombreux autres blessés à Nairobi et dans d'autres parties du Kenya le 25 juin. Le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, renouvelle son appel au calme et à la retenue, ainsi qu'au plein respect des libertés d'expression, d'association et de réunion pacifique. Il est essentiel que les griefs légitimes à l'origine de ces manifestations soient pris en compte", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Bureau des droits de l'homme des Nations Unies.
Vie chère, mauvaise gouvernance et répression policière disproportionnée seraient à l’origine de la colère de la rue.
"Nous notons que la police a annoncé une enquête sur les incidents précédents. Le Haut Commissaire réitère son appel pour que tous les meurtres signalés et autres violations et abus présumés du droit international des droits de l'homme, y compris en ce qui concerne l'usage de la force, fassent l'objet d'une enquête rapide, approfondie, indépendante et transparente. Les responsables doivent être amenés à rendre des comptes.’’ , a souligné la porte-parole du Bureau des droits de l'homme des Nations Unies.
La police kényane a annoncé avoir arrêté plus de 500 personnes lors des manifestations de lundi.
01:13
Gaza : l’ONU réclame un accès total pour les enquêteurs face aux disparitions
01:52
Le Kenya veut abriter le siège africain des Grammy Awards
01:18
Libye : l'ONU salue l'accord politique vers la tenue d'élections
01:47
Gambie : face à la colère, Barrow promet de répondre à la crise énergétique
01:58
Kenya : six semaines de grève, les infirmiers maintiennent la pression
01:18
Tunisie : mobilisation pour la libération du journaliste Mohamed Yousfi