Sud-Soudan
À Juba, capitale du Soudan du Sud, un camp de déplacés accueille encore des milliers de personnes ayant fui la guerre civile de 2013. Douze ans plus tard, elles n’ont pas pu rentrer chez elles et restent dépendantes de l’aide humanitaire.
En 2018, un accord de paix avait permis une amélioration temporaire de la sécurité. En 2020, la gestion des camps est passée au gouvernement. Mais de nouveaux affrontements et des tensions politiques menacent à nouveau la stabilité du pays.
Face à ce risque, la mission de l’ONU a renforcé ses patrouilles pour protéger les civils et rassurer les communautés.
« Nous constatons, au vu des développements actuels en matière de sécurité, et à travers nos échanges avec les déplacés, qu’ils s’inquiètent pour leur sécurité et leur avenir. En tant que police des Nations Unies, nous sommes présents sur le terrain, nous patrouillons auprès des communautés, afin de les aider à se sentir plus en sécurité », explique Christine Fossen, commissaire de la police de l’UNMISS.
Mais la situation se détériore aussi ailleurs dans le pays. Depuis fin février, des violences dans le nord-est ont provoqué le déplacement de 50 000 personnes, dont 10 000 ont trouvé refuge en Éthiopie, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha). Des humanitaires ont été contraints de quitter la zone, et un centre de traitement du choléra à Nasir a dû fermer, alors que l’épidémie se propage rapidement dans toute la région.
L’ONU redouble d’efforts diplomatiques pour ramener les dirigeants sud-soudanais à la table des négociations, faire respecter l’accord de paix et éviter un retour à la guerre.
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