Royaume-Uni
Le Gouvernement britannique imposera des sanctions aux passeurs qui alimentent la traversée de la manche par les migrants dans des embarcations précaires. Jeudi, le Premier ministre Keir Starmer s'est voulu déterminé dans sa tentative de mettre fin à l'immigration clandestine vers le Royaume-Uni.
Keir Starmer a annoncé que les interdictions de voyager et les gels d’avoirs viseront les « réseaux financiers illicites permettant aux passeurs de transporter des personnes vulnérables ».
Le gouvernement affirme que les nouveaux pouvoirs de sanctions, qui nécessitent l’approbation du Parlement, entreront en vigueur d’ici un an.
Le gouvernement du Parti travailliste de Starmer, élu en juillet, s’est engagé à stopper les gangs criminels qui envoient chaque année des milliers de migrants sur des trajets périlleux à travers l’une des voies maritimes les plus fréquentées au monde.
Starmer a déclaré que ces réseaux criminels représentent une menace pour la sécurité mondiale et doivent être traités comme des organisations terroristes.
Il reste incertain dans quelle mesure ces mesures seront efficaces, car les autorités britanniques ne peuvent geler que les avoirs présents au Royaume-Uni, tandis que la majorité des passeurs opèrent depuis l’étranger.
Les responsables reconnaissent que stopper ce commerce, souvent géré par des gangs criminels peu structurés, est difficile et a échappé aux gouvernements précédents.
Ils précisent que ces sanctions sont un outil supplémentaire dans une panoplie de mesures incluant le renforcement de la surveillance des frontières britanniques et une coopération accrue avec la France et d'autres pays en matière d’application de la loi.
Le ministre des Affaires étrangères, David Lammy, a déclaré que le Royaume-Uni serait « le premier pays au monde à élaborer une législation pour un nouveau régime de sanctions visant spécifiquement la migration irrégulière et le crime organisé lié à l’immigration ».
Malgré les efforts du Royaume-Uni et de la France pour y mettre fin, la Manche reste un corridor majeur pour les personnes fuyant les conflits ou la pauvreté. Beaucoup de migrants souhaitent venir au Royaume-Uni pour des raisons de langue, de liens familiaux ou d’un accès perçu comme plus facile à l’asile et au travail.
Plus de 38 000 personnes ont effectué la traversée en 2024, soit 25 % de plus qu’en 2023, bien que moins qu’en 2022.
Plus de 70 personnes ont péri dans ces tentatives, selon les autorités britanniques, faisant de 2024 l’année la plus meurtrière depuis que le nombre de traversées a commencé à augmenter en 2018.
Starmer doit discuter de la migration et d'autres questions avec le président français Emmanuel Macron lors d’une réunion près de Londres jeudi.
01:31
Afrique du Sud : l'exode forcé des migrants face aux violences xénophobes
01:57
Grèce : un tournoi de footbball réunit des migrants et des populations locales
Aller à la video
États-Unis : Washington prévoit de réduire fortement les services de visas en Afrique
01:06
Au moins 5 ressortissants mozambicains tués dans des violences en Afrique du Sud
Aller à la video
Nigeria : la police met en garde contre les représailles visant les Sud-Africains
Aller à la video
Afrique du Sud : Julius Malema déplore l'évacuation de ressortissants ghanéens