Business africa
À l’heure où le Club de Paris célèbre un nouvel anniversaire, de nombreux pays africains font une fois de plus face à une pression croissante liée à leur endettement.
Malgré des décennies de programmes d’allègement de la dette, de réformes structurelles et de soutien du Fonds monétaire international, les crises de la dette continuent de réapparaître sur le continent. Les gouvernements sont sous pression pour financer les infrastructures, l’énergie et les projets climatiques tout en gardant l’emprunt sous contrôle.
Business Africa s’entretient avec Zeine Zeidane, récemment nommé directeur du département Afrique du FMI, afin d’examiner pourquoi les difficultés liées à la dette persistent et quelles réformes pourraient être nécessaires pour créer une trajectoire de croissance plus durable.
Zeine Zeidane explique que la situation est plus nuancée qu’un simple cycle d’échec, soulignant à la fois les chocs mondiaux répétés et les progrès réalisés par plusieurs économies africaines.
"Beaucoup de pays africains ont effectivement brisé ce cycle… Les programmes soutenus par le FMI ont joué un rôle important. Mais l’Afrique a également été frappée par des chocs répétés depuis 2000 — la pandémie de COVID-19, les conflits et la hausse des taux d’intérêt mondiaux — qui ont affecté les positions budgétaires et accru les vulnérabilités liées à la dette. En même temps, de nombreux pays ont amélioré leurs cadres de politique économique, et les vulnérabilités de la dette diminuent", confie-t-il à Business Africa.
Concernant la question des responsabilités dans les crises d’endettement récurrentes, il insiste sur une dynamique partagée entre les conditions mondiales, les choix de politique intérieure et les structures de financement internationales.
"Les chocs extérieurs ont joué un rôle important dans la dynamique de la dette… mais les pays doivent aussi prendre leurs responsabilités en renforçant leur politique budgétaire et en mettant en œuvre des réformes structurelles pour soutenir la croissance. En parallèle, la communauté internationale doit continuer à fournir des financements à moindre coût pour répondre aux besoins de développement de l’Afrique", ajoute-t-il.
Les entreprises nigérianes se tournent vers les stablecoins
Un nombre croissant d’entreprises au Nigeria se tournent vers les stablecoins pour faire face à l’inflation et aux coûts élevés des paiements transfrontaliers.
Indexés sur de grandes devises comme le dollar américain, les stablecoins offrent un moyen de préserver la valeur et de transférer de l’argent plus efficacement que les circuits bancaires traditionnels.
À mesure que leur adoption s’accélère, le Nigeria s’impose comme un marché clé dans le paysage évolutif de la finance numérique en Afrique.
Les micro-vignerons sud-africains se lancent à l’international
L’industrie du vin en Afrique du Sud génère trois milliards de dollars par an, mais entrer dans ce secteur nécessite généralement des millions en capital initial.
Dans notre dernier reportage, nous rencontrons ces micro-vignerons résilients qui brisent cette barrière. En cultivant sur de petites parcelles urbaines et en contournant les intermédiaires traditionnels de la distribution, ces entrepreneurs prouvent qu’une identité locale forte et unique peut rivaliser avec la puissance financière des grands acteurs.
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