Royaume-Uni
La voix brisée par l’émotion devant le 10 Downing Street, Keir Starmer a prononcé son discours de départ de la tête du Parti travailliste et du gouvernement, après avoir admis que son groupe politique ne le considérait pas comme la personne idoine pour mener le pays jusqu'aux prochaines élections législatives.
Le Premier ministre a indiqué rester en place jusqu'à l'arrivée de son successeur, dont le processus de sélection devrait être lancé en juillet, pour une prise de fonction en septembre.
Le chef du gouvernement britannique a essuyé de nombreuses démissions depuis le 7 mai, dont celle d'un allié clé, John Healey, ministre de la Défense, le 11 juin.
Depuis sa victoire aux élections de juillet 2024 avec une majorité pourtant éclatante de 180 députés à Westminster, Keir Starmer n'a cessé de perdre des points de popularité. L'idée centrale de son mandat était de réparer les services publics en piteux état après quatorze ans sous les Tories et d'encourager la croissance économique.
Couper dans les allocations chauffage des retraités et dans les allocations invalidité lui a aliéné des soutiens à gauche. Hausser les impôts a provoqué les critiques des milieux d'affaires qui l'avaient pourtant soutenu dans son ascension.
L'idée centrale de son mandat était de réparer les services publics en piteux état après quatorze ans sous les tories et d'encourager la croissance économique.
La démission de Starmer intervient dix ans après le référendum sur le Brexit, qui a marqué le début du processus de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, dont l'hymne résonnait en fond sonore pendant le discours de départ du premier ministre.
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