Mayotte
La gestion de l’immigration à Mayotte est de nouveau au cœur des tensions diplomatiques entre la France et les Comores. Après le passage du cyclone Chido, Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a annoncé vouloir durcir la politique migratoire sur l’île, qu’il considère comme une priorité.
Bruno Retailleau propose notamment de modifier le droit de la nationalité à Mayotte. Actuellement, un enfant né sur l’île peut devenir français si au moins un de ses parents y réside légalement depuis trois mois. Le ministre souhaite porter ce délai à un an. Il envisage aussi l’usage de drones pour surveiller les « kwassa kwassa », des embarcations utilisées par les migrants comoriens pour rejoindre Mayotte.
Ces déclarations ont provoqué une vive indignation à Moroni, où les autorités comoriennes accusent la France de décharger sa responsabilité. « Depuis 1975, la gestion de Mayotte est une responsabilité française. Comment Paris peut-il blâmer les Comores pour la situation sur l’île ? », a déclaré Hamada Madi Boléro, conseiller du président comorien.
Alors que Mayotte fait face à une crise humanitaire et des dégâts causés par le cyclone Chido, ces tensions ravivent un débat sensible sur les relations entre Paris et Moroni, dans un contexte marqué par la précarité et les enjeux migratoires
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