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Pots-de-vin et perruques pour la présidente du Parlement sud-africain ?

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa à côté de la présidente de l'Assemblée nationale, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, à l'hôtel de ville du Cap, le 8 février 2024   -  
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Rodger Bosch/pool photo via AP

Afrique du Sud

Les procureurs sud-africains ont déclaré lundi qu'ils avaient l'intention d'accuser de corruption la présidente du Parlement, qui aurait reçu 135 000 dollars et une perruque en pots-de-vin sur une période de trois ans, alors qu'elle était ministre de la Défense.

La présidente Nosiviwe Mapisa-Nqakula n'a pas été arrêtée ni inculpée. Les procureurs se sont exprimés lors d'une audience du tribunal concernant ses affirmations selon lesquelles les autorités ne l'avaient pas correctement informée des allégations ou n'avaient pas suivi la procédure correcte.

Le juge devait se prononcer sur la suspension de l'arrestation dans le courant de la journée de lundi.

Dans les documents judiciaires soumis pour l'audience, les procureurs affirment que Mapisa-Nqakula a reçu 11 paiements d'un montant total de 135 000 dollars entre décembre 2016 et juillet 2019. Elle a demandé un autre pot-de-vin de 105 000 dollars, mais qui n'a pas été payé, ont déclaré les procureurs.

À une occasion, en février 2019, Mapisa-Nqakula a reçu plus de 15 000 dollars et une perruque lors d'une réunion au principal aéroport international du pays, selon les documents. La personne qui aurait payé les pots-de-vin n'a pas été nommée.

Les procureurs lui ont donné la possibilité de se rendre à un poste de police et d'être traduite devant le tribunal pour être formellement inculpée. Ils ont déclaré qu'ils ne s'opposeraient pas à sa libération sous caution.

Mme Mapisa-Nqakula a nié avoir commis des actes répréhensibles et a déclaré qu'elle coopérerait avec les autorités après qu'elles ont perquisitionné son domicile à Johannesburg et saisi des éléments de preuve la semaine dernière.

Elle s'est mise en congé de son poste de présidente du Parlement. Elle a déjà été accusée d'avoir accepté des pots-de-vin, mais une enquête parlementaire a été abandonnée en 2021. L'affaire a refait surface après qu'un dénonciateur se soit manifesté l'année dernière, selon les procureurs.

Cette affaire est le dernier scandale de corruption à toucher le parti au pouvoir, le Congrès national africain, qui doit affronter des élections nationales décisives le 29 mai.

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