Royaume-Uni
Qualifiée de "femme la plus détestée de la classe politique anglaise" par le média Politico, elle a incarné l'aile droite des conservateurs britanniques.
La ministre de l'Intérieur Suella Braverman a enchaîné les polémiques sur l'immigration à coups de déclarations jugées outrancières jusque dans son propre camp, lui coûtant finalement sa place au gouvernement.
Eurosceptique acharnée, elle défend également une ligne très dure sur l'immigration, érigée en priorité des gouvernements conservateurs depuis le Brexit.
Cette ancienne avocate de 43 ans, dont les parents d'origine indienne sont arrivés au Royaume-Uni dans les années 1960, n’a pas hésité à attaquer la Convention de Genève sur les réfugiés et menait sans relâche un combat acharné contre toute politique progressiste.
Alors que le Royaume-Uni durcit sa législation anti-immigration et attend le feu vert de la justice pour expulser les demandeurs d'asile vers le Rwanda, Braverman racontait son rêve de voir un avion emmenant des migrants vers ce pays.
La dernière polémique en date concernait les marches pro-palestiniennes qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans la capitale depuis le déclenchement du conflit entre Israël et le Hamas. Suella Braverman a qualifié ces manifestations de "marches de la haine" et a remis en cause l'impartialité de la police, qui a refusé d'interdire celle qui s'est tenue samedi, jour de l'Armistice.
Certains observateurs considèrent le limogeage de Braverman comme étant utile au gouvernement de Rishi Sunak, qui cherche à se démarquer de l'opposition travailliste, largement en tête dans les sondages alors que les futures élections législatives sont attendues l'année prochaine.
James Cleverly, le ministre des Affaires étrangères, prendra la place de Suella Braverman. Son siège laissé vacant a vite trouvé un nouvel occupant en la personne de David Cameron, l’ancien Premier ministre britannique, connu pour avoir déclenché le référendum sur le Brexit en 2016.
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