Kenya
Au Kenya, le gouvernement joue la carte de l’apaisement après les déclarations du président William Ruto sur le contrôle des travailleurs étrangers qui font polémique.
Pour les autorités, la mesure n’est pas une discrimination visant les migrants. Elles affirment en revanche vouloir simplement s’assurer que les étrangers disposent de permis de travail et de licences en règle.
''Le Kenya n'applique pas d'interdiction générale aux ressortissants étrangers exerçant des activités commerciales à petite échelle, mais cherche à s'assurer que leur participation est conforme au protocole relatif au marché commun de la Communauté de l'Afrique de l'Est et à la législation nationale applicable'', a déclaré Musalia Mudavadi, ministre kenyan des Affaires étrangères.
Locomotive économique de la Communauté de l’Afrique de l’Est, le Kenya attire des migrants de la région en quête d’une herbe plus verte.
Des centaines de ressortissants ont sollicité un rapatriement vers leur pays, redoutant des violences xénophobes de même type que celles survenues en Afrique du Sud ces derniers mois. Les autorités kenyanes jouent finalement la carte de l’apaisement.
'' Le Kenya est ouvert au commerce à petite et grande échelle pratiqué par des ressortissants étrangers, à condition qu’ils respectent les exigences en matière d’immigration, de permis de travail, d’enregistrement et d’octroi de licence. L’approche du Kenya est donc davantage réglementaire que discriminatoire'', a déclaré le ministre kenyan des Affaires étrangères.
Mais, passés les 90 jours de répit, le gouvernement promet de sévir avec fermeté et rigueur.
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Kenya : les étrangers sommés de régulariser leur situation en 90 jours