Tanzanie
Sur ces images, des policiers tentant de chasser des Maasaï de la réserve de Ngorongoro, c'était le week-end dernier. La Tanzanie a été violemment critiquée pour cette opération qualifiée d'expulsion brutale par des ONG. Pour défendre son programme, le gouvernement a mis en avant la protection de la faune ceci au détriment de ses populations vivant depuis plus d'un siècle dans le cratère de Ngorongoro, un site classé au patrimoine mondial de l'Unesco situé dans le nord de la Tanzanie.
Nous sommes ici et nous sommes fatigués. Nous nous sommes enfuis, tous les trois, et nous sommes tombés dans une embuscade, je peux dire que c'étaient les militaires. Ils sont sortis de leurs véhicules et ont commencé à nous frapper. J'ai personnellement essayé de les supplier : mes compatriotes tanzaniens, ne nous tuez pas. Pourquoi nous tuez-vous ? Cette terre appartient à nos grands-parents, raconte un Maasaï.
Face aux critiques, la Tanzanie affirme qu'il s'agit d'une relocalisation volontaire. 296 familles se seraient inscrites pour le déplacement à Handeni, dans le district de Tanga à 600 kilomètres de Ngorongoro. Cependant, ils seraient environ plus de 100 000 Maasaïs à vouloir protéger la terre de leurs ancêtres.
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