Algérie
Lakhdar Bouregaa, héros de l’indépendance algérienne et figure du Hirak, est décédé ce mercredi.
Âgé de 87 ans, ce vétéran très respecté du soulèvement contre la puissance coloniale française était atteint du coronavirus, selon sa famille.
Ancien commandant de l'Armée de libération nationale (ALN), Lakhdar Bouregaâ avait par la suite été torturé et emprisonné de 1967 à 1975 en tant qu’opposant du président Houari Boumedienne.
Son emprisonnement du 30 juin 2019 au 2 janvier 2020 pour son engagement aux côtés du Hirak avait suscité une vive indignation dans le pays. Son portrait était brandi dans les cortèges et il était devenu un symbole des détenus d'opinion.
Son inhumation a eu lieu ce jeudi au cimetière de Sidi Yahia, à Hydra, sur les hauteurs d’Alger.
A l'annonce de son décès, les hommages se sont multipliés sur les réseaux sociaux.
Lakhdar Bouregaâ avait été inculpé d'"outrage à corps constitué" et "de participation à une entreprise de démoralisation de l'armée ayant pour objet de nuire à la Défense nationale".
Il avait payé ses sévères critiques à l'encontre du chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, qui apparaissait alors comme l'homme fort de l'Algérie à la suite de la démission le 2 avril 2019 du président Abdelaziz Bouteflika sous la pression du Hirak".
Né d'un immense ras-le-bol des Algériens, ce mouvement inédit, pacifique et sans véritable leadership réclame depuis février 2019 un profond changement du "système" en place depuis l'indépendance en 1962.
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