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Cinq ans de prison requis contre un internaute pro-"Hirak"

Cinq ans de prison requis contre un internaute pro-"Hirak"
Les Algériens participent à un rassemblement hebdomadaire pour demander la libération du journaliste emprisonné Khaled Drareni dans la capitale Alger, le 5 octobre 2020.   -  
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RYAD KRAMDI/AFP or licensors

Algérie

Le parquet algérien a réclamé lundi une peine de cinq ans de prison contre un jeune internaute, partisan du mouvement de protestation anti-régime "Hirak", accusé d'avoir moqué le président Abdelmadjid Tebboune et la religion. Le procès de Walid Kechida, 25 ans, s'est ouvert à Sétif (nord-est).

Le parquet a requis cinq de prison ferme contre l'internaute accusé d'"offense au président", "aux préceptes de l'islam" et d'"outrage à corps constitué", selon le Comité national de libération des détenus (CNLD), une association qui vient en aide aux prisonniers d'opinion en Algérie. Le verdict est attendu le 4 janvier 2021.

Le militant culturel, connu de la jeunesse de Sétif, est en détention provisoire depuis près de huit mois pour avoir publié des "mèmes", des images détournées de façon humoristique sur les réseaux sociaux, et touchant aux autorités et à la religion. Ses illustrations virales, moquant de nombreux sujets, étaient diffusées sur le groupe Facebook "Hirak Memes", dont Walid Kechida était l'administrateur.

Le groupe, qui existe toujours, en a inspiré d'autres similaires et l'affaire de Walid Kechida est devenue emblématique des limites à la liberté d'expression et de sa répression sur le net algérien. De nombreux internautes réclament sa libération, relayant son portrait cheveux mi-longs avec des lunettes de soleil, ou les slogans "Free Kechida" (Kechida libre) et "Le mème n'est pas un crime", sur Facebook et Twitter.

Plus de 90 personnes sont actuellement emprisonnées en Algérie en lien avec la contestation et/ou les libertés individuelles. Des poursuites fondées, pour beaucoup, sur des publications sur Facebook critiquant les autorités, d'après le CNLD.

Surveillance du contenu diffusé sur les réseaux sociaux, poursuites judiciaires contre des internautes et censure des médias électroniques, l'étau se resserre sur la liberté d'expression sur internet, dénoncent les organisations de défense des droits humains.

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