Egypte
Lever de rideaux pour le Festival du film d'El Gouna, en Egypte. Une quatrième édition un peu spéciale en cette période de crise sanitaire, mais à l'instar du Festival de Venise début septembre, les organisateurs ont mis en place des mesures strictes pour assurer la sécurité de tous, tout en célébrant le meilleur du cinéma.
"Il n'y a pas de meilleur moyen en ce moment de soutenir les cinéastes et la mission du cinéma qu'en organisant des festivals, surtout pour le cinéma indépendant", estime le directeur du festival, Entishal Al Tamimi.
Cette année encore de nombreux acteurs et réalisateurs du monde arabe ont défilé sur le tapis rouge. Mais contrairement aux autres éditions, peu de stars internationales ont pu venir sur les rives de la mer Rouge, en raison des restrictions de déplacement dues au Covid-19.
Parmi les acteurs étrangers présents se trouvait toutefois le Français Gérard Depardieu, qui a reçu un prix pour sa carrière lors de la cérémonie d'ouverture.
"L'homme qui a vendu sa peau", réalisé par le Tunisien Kaouther Ben Hania, a ouvert le festival. Le film évoque le parcours d'un réfugié syrien au Liban, qui accepte de se faire tatouer intégralement par un artiste contemporain, en échange d'un ticket pour l'Europe.
"Du point de vue du personnage, il n'est pas un réfugié , on lui a donné cette étiquette de réfugié et c'est quelque chose qu'il doit affronter. Cela fait partie de l'ingéniosité de Kaouther pour ce film", raconte l'acteur Yahya Mahayni.
Avec le slogan "La culture des rêves", le Festival présentera pendant 9 jours 63 films - dans l'espoir d'inspirer ceux qui rêvent, même dans les circonstances les plus difficiles.
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