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Tunisie : un été 2026 marqué par des records de chaleur

Des habitants remplissent des bidons d’eau potable à Nabeul, le 30 août 2026, en pleine crise de l’eau et de l’électricité.   -  
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AP Photo

Tunisie

L’été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en Tunisie depuis le début des relevés météorologiques en 1950. C’est ce qu’a annoncé mardi l’Institut national de météorologie, précisant que la température moyenne avait dépassé de 2,9 °C le précédent record.

Habitué aux températures élevées, le pays a néanmoins connu un été particulièrement éprouvant, marqué en juillet et en août par des vagues de chaleur "intenses et prolongées". Les scientifiques attribuent ces épisodes aux effets du changement climatique. L’agence météorologique a également souligné la persistance de températures nocturnes particulièrement élevées.

Le record absolu a été enregistré à Kairouan, dans le centre du pays, où le thermomètre a atteint 49,7 °C à la mi-juillet. Des températures de 49,2 °C à Béja, dans le nord-ouest, et de 48,4 °C à Tozeur, dans le sud, ont également été relevées.

Les autorités n’ont pas encore communiqué de bilan officiel concernant les conséquences sanitaires de ces vagues de chaleur. De son côté, un collectif représentant de jeunes médecins tunisiens a fait état de nombreux décès qu’il attribue aux fortes températures.

La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) a, pour sa part, recensé 23 décès dans les prisons, qu’elle relie aux conditions de détention difficiles, aggravées notamment par les fortes chaleurs et la surpopulation carcérale.

Parallèlement, la Tunisie a été confrontée à d’importantes coupures d’électricité, certaines ayant duré plus de dix heures, y compris dans la capitale. Le président Kaïs Saïed a estimé que ces interruptions n’étaient "pas simplement des cas temporaires ou isolés" et qu’elles ne résultaient pas de pannes ordinaires, évoquant des "plans criminels" et des "tentatives de provocation".

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) avait, de son côté, expliqué que ces coupures correspondaient à des opérations de délestage destinées à réduire la pression sur le réseau électrique.

Les pénuries d’eau se sont également multipliées. Une grande partie de l’approvisionnement en eau du pays dépend en effet de pompes électriques, dont le fonctionnement a été perturbé par les coupures de courant. La situation a été aggravée par une pénurie d’eau en bouteille, elle aussi liée aux perturbations de l’alimentation électrique.

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