République démocratique du Congo
En RDC, des bagarres ont éclaté mercredi au siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), rapportent des témoins. Ces rixes opposent des fanatiques de deux responsables du parti au pouvoir.
Joutes verbales, coups de poing, jet de pierres, ….L’atmosphère était des plus tendues cet après-midi au siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) dans la commune de Limete à Kinshasa.
Ces affrontements ont opposé des fidèles de Jean Marc Kabund-A-Kabund à ceux de Jacquemin Shabani, respectivement secrétaire général et responsable des questions électorales au sein de l’UDPS.
a href=“https://twitter.com/hashtag/RDC?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw”>#RDC #Kinshasa une Bagarre rangée a été signalée au siège de l’ #UDPS (
UdpsRadical
) entre pro (kabund_jmkkrock ) et les pro-J_SHABANI_Lukoo
. La police a dû faire usage de gaz lacrymogène pour disperser les deux groupes antagonistes - HMM pic.twitter.com/yAlsZ27BUT TynaDolce— ??✌?« Papa avait dit le peuple d’abord »✌? (@kinshasaweb) 8 mai 2019
Pas assez de détails pour l’instant sur les causes de ces échauffourées. Tant la direction du parti au pouvoir en RDC n’a pas encore fait de déclaration officielle. Toutefois, tout porte à croire qu’elles constituent la poursuite du malaise né du cuisant échec aux sénatoriales de mars dernier, car l’ancienne coalition au pouvoir Front commun pour le Congo (FCC) avait presque raflé tous les sièges dans les 26 provinces que compte la RDC.
Le pouvoir de Tshisekedi se fragilise davantage
Ce qui avait suscité l’ire non seulement des militants, mais aussi des responsables. « Comment se fait-il que l’UDPS peut avoir 12 députés provinciaux, mais pas un sénateur dans la ville de Kinshasa ? C’est un comportement que nous décrions, mais laissons le temps au temps. Les militants sont fâchés, ils sont contre le comportement des députés provinciaux », expliquait Nixon Leya Lukusa, rapporteur adjoint de la présidence de l’UDPS cité par un site local.
« Vote atypique des élus de l’UDPS de Kinshasa et du Kasaï ! Le mal est profond et nécessite une attention particulière du leadership du parti », avait déclaré sur Twitter, Jacquemin Shabani après le vote.
Un malaise profond qui pourrait davantage fragiliser le pouvoir d’un Félix Tshisekedi dont l’autorité en tant que chef de l‘État ne tient qu‘à un fil. Lequel fil pourrait être tiré par le FCC qui contrôle toutes les institutions ou presque (surtout le Parlement).
>>> LIRE AUSSI : RDC : colère des partisans du pouvoir après l‘échec aux sénatoriales Ainsi, durant son premier mandat, Tshisekedi est tenu de faire preuve d’une prudence et d’un sang-froid dignes d’un funambule pour ne pas réaliser une chute fatale.
>>> LIRE AUSSI : RDC : ces menaces qui pourraient peser sur le président Tshisekedi
01:02
Qatar : suite des pourparlers de paix entre le gouvernement de la RDC et le M23
01:02
RDC : les parties civiles réclament des dizaines de milliards de dollars à Kabila
01:12
RDC : François Beya, ex-conseiller présidentiel, acquitté par la justice militaire
01:10
RDC : Human Rights Watch dénonce le massacre de plus de 140 civils par le M23
01:03
L'ONU condamne l'attaque qui a fait 52 morts dans l'est de la RDC
01:20
ONU : le Rwanda réfute les allégations de soutien au M23 en RDC