Guinée
L‘édition 2017 du concours national de beauté en Guinée est difficilement passée chez certains citoyens de ce pays. Dans les rues de la capitale Conakry le sujet fait encore débat : comment des jeunes filles ont-elles pu défiler en tenue légère, en plus devant des autorités dont le Premier ministre et le ministre de la Culture ?
En effet, la polémique de cette édition est venue de la tenue dite de “vérité”, du nom des maillots de bain dans le jargon des concours de beauté. Pour beaucoup de Guinéens, c’est une “atteinte” aux moeurs et une “exhibition” que de faire porter cette tenue aux candidates.
Sur les réseaux sociaux, la controverse a été telle que le ministère de la Culture, partenaire traditionnel du concours national a dû suspendre son partenariat “jusqu‘à nouvel ordre”.
Le ministère a même interdit “toute organisation ayant pour objet les concours de beauté à dimension nationale (…) jusqu’à l’élaboration d’un nouveau cahier de charge et d’un code d’éthique et de déontologie par une commission qui sera érigée à cet effet”.
Mais pour le Comité Miss Guinée (COMIGUI), c’est un débat qui n’a pas lieu d‘être. A en croire l’organisation, la “tenue de vérité” répond simplement à un “principe international”. Le chargé de communication du comité, Marouane Diallo, va plus loin et accuse leurs détracteurs de faire preuve de mauvaise foi. “C’est la 9ème édition du concours mais à chaque fois les filles sont en maillot de bain comme partout dans le monde”.
Des arguments encore très loin de convaincre les internautes guinéens qui se sont défoulés sur les réseaux sociaux, encore que le Premier ministre a offert 20 millions de francs guinéens (environ 2 000 euros) à la miss et ses 2 dauphines.
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