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Samuel Eto'o dénonce une campagne contre lui après des accusations sur des fonds russes

Samuel Eto'o salue les supporters de la Sampdoria à l'issue d'un match de Serie A opposant la Sampdoria à Palerme, à Gênes, en Italie, le dimanche 25 janvier 2015.   -  
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Samuel Eto'o

Samuel Eto'o se retrouve une nouvelle fois au cœur de la polémique. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) est accusé par d'anciens responsables de l'instance de s'être approprié plus de 567 000 euros versés par la Russie à l'issue d'un match amical disputé en octobre 2023.

Selon le quotidien britannique The Times, deux virements de 455 056 euros et 112 514 euros auraient été effectués sur un compte bancaire personnel de l'ancien capitaine des Lions Indomptables, ouvert au Qatar. D'anciens membres de la Fecafoot assurent ne disposer d'aucun document comptable attestant que ces fonds ont ensuite été transférés sur les comptes officiels de la fédération. Ils affirment avoir saisi la commission d'éthique de la FIFA il y a plus d'un an.

Face à ces accusations, Samuel Eto'o est sorti de son silence. Dans un message publié sur Facebook, il rejette fermement les allégations et dénonce une offensive coordonnée contre sa personne. « Il a suffi que je prenne la parole pour défendre les intérêts de l'Afrique pour qu'ils soient tous de sortie », écrit-il, estimant que les attaques sont relayées simultanément par des médias acquis à ses détracteurs.

L'ancien international camerounais va plus loin en affirmant que certains acceptent difficilement qu'un Africain défende librement ses convictions. « Nous avons le droit de parler. Nous avons le droit de défendre nos intérêts. Nous avons le droit de penser et de décider pour notre football », conclut-il.

À ce stade, la Fecafoot n'a pas publié de communiqué officiel sur cette affaire. De son côté, la FIFA rappelle que ses organes judiciaires agissent en toute indépendance. Cette nouvelle controverse intervient dans un contexte déjà tendu autour de la gouvernance du football camerounais et risque d'alimenter davantage le débat sur la gestion de la fédération.