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Cameroun : plus de 1 000 cas de choléra, la riposte s’intensifie dans l’Extrême-Nord

Des professionnels de santé pulvérisent une solution chlorée destinée à éliminer les bactéries responsables du choléra, au Nigéria, le 6 septembre 2010.   -  
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Cameroun

L'épidémie de choléra continue de gagner du terrain dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun. Depuis la mi-juillet, plus de 1 000 cas et 28 décès ont été enregistrés, poussant les autorités sanitaires à renforcer la riposte dans plusieurs districts, notamment à Mora, Fotokol, Mada, Makary et Kolofata, avec le soutien de Médecins Sans Frontières (MSF).

À l'hôpital de district de Mora, les équipes médicales sont en première ligne. Chaque jour, les soignants prennent en charge des cas suspects dans un centre de traitement spécialement aménagé. Pour Amine Ozong Kavaye, surveillant général du centre de traitement de Mora, la vigilance reste de mise.

"Notre premier cas, nous l'avons reçu le 18 : un enfant âgé de trois ans en provenance d'Aïssa. À ce jour, nous avons enregistré 25 cas, dont neuf tests rapides négatifs et un décès. Nous recevons en moyenne un à deux patients par jour et deux personnes sont actuellement hospitalisées", déclare-t-il.

Le responsable explique que le centre est organisé pour limiter les risques de transmission du virus.

"Nous disposons de trois tentes. La première accueille tous les cas suspects pour le dépistage. Si le test est positif, le patient est immédiatement transféré dans la tente d'hospitalisation afin d'assurer une prise en charge adaptée", explique-t-il.

Au-delà des soins, la prévention constitue un pilier essentiel de la lutte contre le choléra. À Mora, des relais communautaires sillonnent les quartiers pour sensibiliser les habitants aux mesures d'hygiène et d'assainissement.

Didjatou Bouba, relais communautaire, insiste sur l'importance de ces actions de proximité.

"Nous sensibilisons les populations sur les dangers de la défécation à l'air libre et nous leur demandons de mettre l'accent sur l'hygiène et l'assainissement. Le choléra est une maladie mortelle. Les habitants se souviennent des conséquences des précédentes épidémies et, aujourd'hui, lorsque nous parlons du choléra, chacun est beaucoup plus vigilant", affirme-t-elle.

Cette mobilisation intervient dans un contexte particulièrement difficile, marqué par un accès limité à l'eau potable et des conditions d'hygiène précaires dans plusieurs localités de l'Extrême-Nord.

Les autorités sanitaires espèrent contenir la propagation de la maladie avant l'intensification de la saison des pluies, période qui favorise généralement la transmission du choléra.

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