Guinée équatoriale
Un ressortissant égyptien expulsé des États-Unis vers la Guinée équatoriale a été arrêté vendredi et conduit vers un lieu inconnu, selon son avocate américaine, qui soupçonne des représailles après ses témoignages dans les médias.
Ahmed Soliman, qui vivait aux États-Unis depuis l’âge de trois ans, disposait d’une protection légale lui permettant de vivre sur le sol américain. Il avait été envoyé en Guinée équatoriale dans le cadre du durcissement de la politique migratoire de l’administration Trump.
Le mois dernier, il avait raconté à l’AFP avoir été sorti de force de sa chambre d’hôtel par des policiers armés. Depuis, il continuait à dénoncer auprès des médias des mauvais traitements présumés infligés aux personnes expulsées.
Son avocate, Kate O’Donnell, affirme qu’il aurait été arrêté officiellement pour avoir « cassé un miroir », mais indique que les charges exactes restent inconnues. Des avocats locaux tentent désormais de déterminer où il est détenu. Les autorités équato-guinéennes n’ont pas répondu aux sollicitations de l’AFP.
La Guinée équatoriale est devenue l’un des pays tiers utilisés par Washington pour accueillir des personnes que les États-Unis ne peuvent pas renvoyer directement vers leur pays d’origine. Des dizaines de personnes, principalement africaines, y ont été envoyées depuis novembre.
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